Un beau salaud

En quelques lignes

Pour débuter la saison 2010/2011, nous vous proposons une comédie sur un mari volage et les réactions de son épouse dans un registre proche du one-man show illustré.

Pascal Racan endosse le rôle du mari inconstant qui préfère la fuite à la franchise et à l’honnêteté.

François Dumoulin est un homme malheureux, à vrai dire plus ennuyé que malheureux. Il se sent victime d’une machination ourdie contre lui par ses proches. Oui, il voit se liguer contre lui tout d’abord sa femme, Catherine, avec laquelle il vit depuis vingt ans et qui lui a donné une fille, ensuite Mado, son ex, avec laquelle il a vécu dix ans et enfin Barbara, sa maîtresse depuis dix ans. Vous l’aurez compris après un bref calcul, François est un homme d’ordre qui change de femme tous les dix ans.

Pour ne pas faillir à la règle, aujourd’hui, il est amoureux de Léa, jeune femme de vingt-cinq ans, avec laquelle il s’apprête “courageusement” à tout quitter pour l’Australie.

Le seul problème réside dans le fait qu’il a beaucoup de peine à avouer ses revirements affectifs et souhaiterait que les pages se tournent sans que cela ne crée de tempête. Là, François fait fausse route. Lorsque ces dames se rendent compte de son projet, elles ne peuvent que prendre des mesures drastiques contre celui qui, pour elles, est “Un beau Salaud”.

De toutes les vertus que l’homme est censé cultiver pour le repos de son âme, la fidélité est certainement celle qui lui donne le plus de fil à retordre. Il veut bien être généreux, altruiste, travailleur, sobre mais la fidélité semble être son talon d’Achille.

C’est pourquoi dans cette pièce, Pierre Chesnot a voulu le mettre dans la pire situation qu’un homme puisse rencontrer au cours de sa carrière sentimentale.

"Un beau Salaud", c’est le cauchemar de l’homme marié.