Antigone

de Jean Anouilh - du 24 octobre au 18 novembre 2012

En quelques lignes

Antigone est une pièce en un acte de Jean Anouilh écrite en 1942 et représentée pour la première fois au Théâtre de l’Atelier à Paris le 4 février 1944, en pleine occupation allemande.

L’Antigone d’Anouilh est inspirée du mythe antique, en rupture avec la tradition de la tragédie grecque. « L'Antigone de Sophocle, lue et relue, et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre ».

Le personnage d’Antigone est l'allégorie de la Résistance s'opposant aux lois, qu’elle juge injustes, édictées par Créon. Antigone refuse la facilité et préfère se rebeller, ne voulant pas céder à une prétendue fatalité... Créon pour sa part, revendique de faire un « sale boulot » parce que c'est son rôle et qu'il faut bien que quelqu'un le fasse…

Antigone, femme moderne, qui s’émancipe du mythe, nous adresse, dans une langue d’une simplicité et d’une beauté incroyables, un message de résistance qui fait écho au monde d’aujourd’hui où les idéologies perdent leur âme aux quatre coins du monde mais où certains résistent.

À l’image de notre société, la pièce est ambigüe, Créon est sans illusion sur la politique mais il fait son devoir. Antigone se dresse contre le roi par nécessité, pour hurler un désespoir, un vide intérieur. Elle défend les lois tacites du devoir moral. Son exemple et son courage, pour désespérés qu’ils soient, sont éternels.

Antigone est d’une incroyable actualité.