pour en savoir plus

Voici du théâtre de divertissement qui derrière une apparente légèreté, trouve en réalité son inspiration dans un certain regard porté sur le monde et sur ses avatars. Un regard érudit et documenté, mais avant tout lucide, amusé, ironique, voire même un tantinet narquois sur les destins des hommes comme sur leurs petites misères.

La fin du 19ème siècle regorge de ces auteurs qui, avec malice et savoir-faire, avaient l’intelligence et l’élégance d’inviter le public à réviser certains épisodes marquants de notre histoire, en se situant quelque part entre le trou de serrure et le souffle nécessairement épique de notre mémoire collective. Madame Sans-Gêne est un des fleurons emblématiques de cette vision à la fois de la condition humaine et d’un théâtre profondément ludique. Une vision qui entraîne le spectateur à la complicité, à la connivence et à l’humour dans son acceptation la plus noble et la plus inspirée.

Perrine Delers est une maréchale lingère d'anthologie. (…) A peine sortie des écoles, elle est une Madame Sans-Gêne d'anthologie, une vraie nature: diction faubourienne, gouailleuse, généreuse, truculente et avec cela une grâce mutine bien en chair (…) Mais il n'y a pas que le physique. Elle fait preuve de plus que d'abattage: ses reparties sonnent juste et vrai, elle joue avec le cœur, le corps et l'esprit. Le public ne s'y trompe pas, riant sans arrière-pensée de son culot.

Philip Tirard