Silence en coulisses

de Michael Frayn, adaptation de John Thomas

En quelques lignes

Un spectacle pour chasser la morosité et tordre le cou à la sinistrose ambiante. Une troupe de théâtre se prépare à jouer une pièce de boulevard sans prétention, "Sans dessous dessus", mais rien ne va fonctionner comme prévu. Le public va assister à ce qui peut se passer au sein d'une troupe qui semble de prime abord soudée… Les antagonismes vont s'exacerber, les jalousies et les rivalités sentimentales vont prendre le dessus (et le dessous !), et ce qui devait être une suite de représentations couronnées par des succès répétés va tourner en cauchemar pour les comédiens et le metteur en scène.

Un cauchemar pour les comédiens, mais un plaisir ébouriffant pour les spectateurs, qui vont assister à des situations plus loufoques et cocasses les unes que les autres, dans une cascade de rebondissements et des interventions menées sur un rythme endiablé.

La première partie est la pseudo générale, sorte de présentation des personnages où le metteur en scène se prend pour Dieu lui-même avec en plus un intérêt prononcé pour les jeunes comédiennes, tandis que l’actrice principale et actionnaire de la pièce marque ses faveurs pour un jeune comédien, tout en essayant d’offrir un dernier rôle à un poivrot notoire. L’homme à tout faire et le couple à la scène comme à la ville complètent cette distribution plutôt névrotique et hystérique…

Nous les retrouverons quelques semaines plus tard, en pleine querelle qui va s’étendre jusque sur le plateau. L’originalité résidera cette fois dans le décor inversé, nous sommes en coulisses et nous assistons aux disputes et autres règlements de compte entre les comédiens, pendant la représentation.

Pour la dernière partie, le temps a passé, la situation s’est méchamment détériorée et c’est devant le public que tout s’embrouille, s’effondre et s’effrite tant les acteurs n’arrivent même plus à respecter la sacro-sainte règle : ‘the show must go on’.

Un spectacle au rythme endiablé et la pièce la plus drôle du monde, on vous le disait !