Saison
2025-2026

Réservez dès maintenant

Deux mensonges et une vérité

Sébastien Blanc et Nicolas Poiret

Du 6 au 31 mai 2026

Saison
2025-2026

Réservez dès maintenant

Deux mensonges et une vérité

Sébastien Blanc et Nicolas Poiret

Du 6 au 31 mai 2026

DISTRIBUTION 

Denis Carpentier

Romane Gaudriaux

Frédéric Nyssen

Nicole Oliver

Nicolas Ossowski

Rémy Thiébaut


Mise en scène : Sandra Raco

Assistant : Robin Van Dyck

Scénographie : Sofia Dilinos

Costumes : Sophie Malacord

Lumières : Laurent Comiant 

Musique : Laurent Beumier

POUR EN SAVOIR PLUS

Ne dites jamais à votre femme qu’elle ne vous surprend plus. 


Catherine et Philippe fêtent leur 27ème anniversaire de mariage. Ils ont l’impression de tout connaître l’un de l’autre, que rien ne peut plus les surprendre. Philippe vit très bien avec cette idée, alors que Catherine la déteste. 


Pour prouver à Catherine qu’ils se connaissent par cœur, Philippe propose un jeu : chacun présente trois choses sur lui, deux mensonges et une vérité. 


Catherine n’a aucun mal à trouver la bonne réponse le concernant. En revanche, Philippe commence à vivre un enfer à la suite des affirmations de Catherine qui sont toutes les trois terribles. Et ce n’est pas l’aide d’Édouard, son meilleur ami un peu gaffeur qui va lui faciliter la tâche. 





Deux mensonges et une vérité, une comédie alerte semée de fausses pistes, de soupçons déconcertants et de coups de théâtre.

Sur les photos : Sébastien Blanc et Nicolas Poiret

Sébastien Blanc et Nicolas Poiret collaborent depuis une dizaine d’années. Nicolas a suivi des études de cinéma à New-York et Sébastien est comédien. Ensemble, ils écrivent pour le théâtre et la télévision. 

Pour la télévision, ils ont participé à l’écriture du programme court "Le bureau des affaires sexistes" pour Scarlett Productions, avec Isabelle Nanty et diffusé sur France Télévision. Ils font également partie des auteurs de la série "Parents : mode d’emploi » sur France 2. 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Nicolas Poiret : Avec Sébastien Blanc, je suis co-auteur de quatre pièces jouées au théâtre depuis 2014 « Même pas vrai » au Théâtre Saint-Georges, «  Deux mensonges et une vérité » au Théâtre Rive Gauche puis repris au Théâtre Montparnasse, «  Le Muguet de Noël » au Théâtre Montparnasse, et plus récemment « Les grands enfants » au Théâtre de Passy. Nous avons également collaboré avec  Anne Bouvier et Pascal Zelcer pour des mises en capsule au Théâtre Lepic.

J’ai depuis tout petit baigné dans l’univers du spectacle puisque mes deux parents étaient dedans ! (Caroline Cellier et Jean Poiret). J’ai longtemps lutté contre le fait de suivre leurs traces, ayant d’abord voulu être avocat, puis psychanalyste. Eux-aussi me recommandaient de ne pas me lancer dans le cinéma, mais les voyant revenir de leurs tournages avec un sourire jusqu’aux oreilles, je n’ai pas pu résister. J’ai commencé à écrire 4 ou 5 ans après le décès de mon père. 

Sébastien Blanc (S.B) : Petit, je voulais être clown parce que mes parents m’emmenaient chez Fratellini. Un ami de mes parents qui était clown m’a expliqué tout ce qu’il fallait maîtriser, les acrobaties etc., et comme j’étais déjà très feignant j’ai plutôt opté pour le métier de comédien qui me paraissait moins dangereux. Puis, j’ai rencontré Nicolas, nous avons commencé à travailler ensemble et l’écriture a pris le dessus.

 

Comment avez-vous commencé à écrire ensemble ?

S.B :  Nous nous sommes rencontrés par l’intermédiaire d’une amie commune comédienne, Marie-Aline Thomassin. Elle nous connaissait bien et, ayant des lu des choses que nous avions faites chacun de notre côté elle nous a suggéré de travailler ensemble.

N.P : En fait le but de Marie-Aline était de diviser par deux le nombre de textes que nous lui donnerions à lire et s’éviter ainsi des migraines inutiles !

 

Que vous apporte l’écriture en duo ?

S.B : Seul, nous avons plus de mal à tenir l’objectif d’aller jusqu’au bout d’un projet. On se laisse plus facilement happer par les distractions. Et on ne s’ennuie moins car nous sommes chacun accompagné dans notre travail.

N.P : L’écriture à deux c’est toujours une discussion, des échanges d’idées. Cela évite le monologue qui nous fait parfois tourner en rond. Quand on écrit seul, l’autocritique peut aussi être un frein réel à l’avancement des projets.

 

Qu’est-ce qui vous anime dans l’écriture de pièces de théâtre ?

N.P : Nous aimons nous situer sur la frontière entre le rire et les larmes. Les situations les plus drôles deviennent souvent de moments dramatiques. Comme dans la pièce « Deux mensonges et une vérité » où une trahison dans le couple engendre des situations tellement improbables qu’elles peuvent en devenir drôles.

S.B : Nous aimons également beaucoup créer des personnages, les faire naitre, leur donner une vraie personnalité. Même au bout d’une quinzaine de représentations, il nous arrive régulièrement de modifier un petit bout de texte pour susciter de meilleures réactions de la part du public.

 

Quel a été votre ressenti quand une de vos pièces a été jouée sur scène pour la première fois ?

S.B : Au démarrage, j’avais une sensation proche de celle que l’on peut imaginer pour un infarctus… Un très violent mélange de crainte et d’émerveillement. Je fais parfois le parallèle avec une naissance, c’est-à-dire un moment douloureux mais qui mène à un résultat absolument merveilleux. Et quand ça se termine on se dit « je ne pourrai jamais le refaire » !

N.P : J’étais très angoissé ! A la première de « Même pas vrai », j’ai plusieurs fois voulu sortir de la salle. Cette sensation me fait penser au trac que l’on partage avec une patineuse artistique à chaque saut qu’elle doit faire durant sa prestation. Je vivais chaque réplique comme un saut ! Et c’est pareil à chaque nouvelle pièce et même à chaque représentation les premiers temps. D’autant plus qu’en tournée, les réactions de la salle peuvent être radicalement différentes d’une ville à l’autre.

 

Dans quelles conditions écrivez-vous ?

S.B : J'ai beaucoup de mal à travailler depuis chez moi. Nicolas lui préfère au contraire être dans son propre environnement. Nous travaillons donc chez lui !

N.P : C’est vrai, je trouve que pouvoir travailler chez soi a beaucoup d’avantages, mais les avis et les goûts divergent sur le sujet. Avec Sébastien, nous nous sommes fixés comme objectif de travailler sur nos projets tous les jours de la semaine, quelle que soit notre actualité du moment. Pour ce faire, il me rejoint généralement en début d’après-midi dans mon appartement parisien. Nous commençons par une discussion autour d’un café pour ensuite enchainer sur le travail d’écriture plusieurs heures durant.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

N.P : J’aime l’absurde, le rire surprise, celui que l’on n’attend pas. Ma référence sur le sujet ce sont les Monty Python, les rois de l’absurde ! J’ai également été influencé bien-sûr par l’écriture de mon père et des auteurs de cette époque. C’est aussi une forme d’absurde qui bizarrement disparait au théâtre de nos jours. Mon père me répétait souvent que la base d’une comédie c’est d’avoir des personnages qui se retrouvent dans une situation dans laquelle ils n’auraient jamais dû être. Chacune de nos pièces se base pour l’instant sur ce principe. Par exemple, dans « Le Muguet de Noël » un père va se rendre compte que sa fille est en couple avec son patron. Dans « Deux mensonges et une vérité », un mari prononce une phrase qu’il n’aurait jamais dû dire et qui le mène à une situation improbable avec sa femme. Pour faire jaillir des idées de comédies, nous nous posons donc régulièrement la question : « Dans quelle situation inconfortable pourrions-nous nous retrouver ? »

S.B : Le second degré en général a tendance à disparaitre. C’est bien d’essayer de le faire vivre. Certains travers aussi sont réjouissants, la mauvaise foi en particulier, et aussi les petites mesquineries. Il nous arrive de nous inspirer de conversations surprises dans les cafés ou d’une anecdote que quelqu’un nous raconte. La trame de « Deux mensonge et une vérité » nous a été inspirée par un concept de jeu américain que nous avons transposé au couple.

 

Quelles réactions souhaitez-vous susciter chez les spectateurs ?

S.B : Je ne sais pas si j’ai envie de susciter une réaction en particulier chez le spectateur à part évidemment qu’il ne veuille pas m’agresser à la sortie du spectacle ! Je sais en revanche ce qui me plaît en tant que spectateur : être surpris, être transporté dans une histoire, dans un univers qui me sorte de ma journée. J’aime ressentir des émotions fortes.

N.P : Nous recherchons cet instant qui vous fera dire à la fin du spectacle : « J’ai vraiment bien fait de venir ! »

 

« L’art de la comédie est un secret dont je n’ai pas l’explication, mais que je sais reconnaître. Nicolas Poiret est le fils de son père, Jean Poiret. Mais son premier talent est d’avoir su partager ce secret de la comédie avec Sébastien Blanc. Ecrire à deux semble très compliqué. Il faut des qualités humaines qu’on souhaiterait voir dans la vie de chaque couple. Être attentif, savoir écouter l’autre, accepter la contradiction, partager, séduire l’autre aussi ; savoir rire et pleurer ensemble. Le sujet de cette comédie est la résistance du couple au temps et les auteurs semblent s’être posé cette question « comment faire pour se surprendre en écrivant en couple ? ». Mon sentiment est qu’ils ont réussi et que ce couple d’auteurs possède le secret de la comédie. »

Jean-Luc Moreau 

Questions à Sandra Raco ​

→ Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce texte ? 

Le côté ludique du texte est présent du début à la fin. Ça donne envie d’aller au bout de l’histoire, de suivre les personnages ; on se demande comment tout cela va finir. On est embarqué dans ce jeu avec eux.

Il faut bien avouer qu’il y a aussi quelque chose d’un peu vicieux, presque immoral, dans le fait d’observer la descente aux enfers du personnage de Philippe. En tant que spectateur, on se délecte de savoir des choses que lui ignore.

L’auteur utilise l’ironie dramatique et les quiproquos à merveille, et on adore ça. C’est une recette qui, lorsqu’elle est bien maîtrisée, fonctionne toujours en comédie, et c’est pleinement le cas ici.

 

→ Comment expliques-tu le titre de la pièce ? 

C’est simple et efficace. Philippe veut prouver à sa femme qu’après 27 ans de mariage, ils n’arriveront plus jamais à se surprendre. Catherine refuse d’accepter cette situation. Philippe lui propose alors un test : il énonce deux mensonges et une vérité sur sa propre vie, et elle doit deviner laquelle est vraie. Catherine répond du tac au tac, et Philippe est fier de sa démonstration. Mais il va se faire prendre à son propre jeu lorsque Catherine lui renvoie la balle en lui proposant à son tour trois phrases auxquelles il ne s’attendait pas. C’est le début, pour Philippe, d’une véritable descente aux enfers, qui le plonge dans des situations complètement absurdes, remplies de quiproquos, et qui viennent remettre en question tout ce qu’il croyait savoir sur sa femme et sur ses propres valeurs.

 

→ Peux-tu nous dire un mot sur ta façon de travailler avec les comédiens sur un texte ?

Je suis complètement passionnée par le travail de l’acteur. Avant toute chose, j’essaie de créer un esprit de bienveillance au sein de l’équipe, pour que chacun se sente libre d’essayer, de tenter des choses. Par rapport au texte, je pense qu’il existe des milliards de façons de dire et d’interpréter une même scène. Sinon, pourquoi jouerait-on encore et encore Hamlet ? Parce qu’il y a autant de Hamlet qu’il y a d’acteurs pour l’incarner. C’est pourquoi j’essaie d’abord d’explorer avec les comédiens les différentes manières de vivre ce texte. Au départ, je m’éloigne parfois de l’efficacité comique pour chercher la sincérité des scènes et éviter le risque de construire des personnages stéréotypés. Mon but n’est pas de dire aux comédiens comment jouer ou comment dire telle ou telle phrase, mais de chercher ensemble comment les ressentir de la manière la plus juste possible, et surtout d’être à l’écoute du partenaire. Avec eux, on cherche à jouer tout ce qui n’est pas dit dans le texte.

Ce ne sont pas les mots qui guident le jeu, mais les enjeux et les besoins sous-jacents des personnages. Je les accompagne, mais j’aime que l’acteur puisse proposer ce qui fait sens pour lui, dans le cadre de ce que je souhaite raconter.

 

→ Peux-tu nous dire un mot sur la distribution ?

Je suis très heureuse de cette distribution. J’ai volontairement décidé de travailler avec des comédiens que je n’avais jamais dirigés. C’est un défi, mais c’est aussi très excitant. Il est important pour moi de continuer à rencontrer de nouveaux artistes, de me remettre en jeu et, par là même, de me remettre en question. Je les ai choisis pour leur précision et leur exigence dans la comédie. Certains sont habitués, et même très habitués, aux planches du Théâtre des Galeries. On retrouve notamment Fred Nyssen, que l’on a pu voir dans « Le Prénom », et Denis Carpentier, qui nous a fait rire dans « Secret.s », il y a quelques mois.

En tout cas, ce sont tous des comédiens exceptionnels, et je suis très honorée que les Galeries me permettent de mettre en scène cette pièce, et que cette équipe travaille d’arrache-pied pour offrir aux spectateurs un vrai moment de bonheur et de détente.

 

→ Décor et costumes ?

La scénographie de ce spectacle n’a pas été la plus évidente à trouver. En effet, la pièce comporte de nombreux lieux, et je voulais que les changements soient rapides et soutiennent le rythme afin de tenir le public en haleine. Avec Sofia Dilinos, nous avons opté pour une tournette, ce qui nous permet d’opérer des transitions sans qu’elles soient visibles, et ainsi d’accélérer le rythme technique. Nous avons choisi deux couleurs très vives et marquées, à la fois pour accompagner l’esprit de comédie et pour symboliser la dualité du couple.

Les costumes de Sophie Malacord sont contemporains et traduisent simplement la fonction sociale de chacun dans l’histoire. Les personnages extérieurs à la famille, qui participent aux rouages du « jeu de la vérité », seront un peu plus loufoques et colorés. Mais on reste dans quelque chose de simple et de facilement lisible

 

→ Qu’est-ce que la mise en scène t’apporte de différent par rapport à ton métier de comédienne ? 

J’aime les deux. Et je dois dire que, depuis quelques années, je joue moins… et ça me manque. Mais j’adore la direction d’acteurs. J’aime observer l’évolution d’une scène et faire en sorte que la magie entre les comédiens opère.J’adore réfléchir avec toute l’équipe à la manière de raconter cette histoire pour que le public reçoive un maximum d’émotions : chercher une ambiance particulière avec le créateur lumière, trouver le son qui apportera le rythme et l’énergie nécessaires à la scène…

En revanche, je dois avouer que j’aime un peu moins les responsabilités et les doutes qui vont avec. C’est un métier profondément subjectif : certains vont aimer le résultat de vos décisions, d’autres pas. C’est normal, mais cela n’en reste pas moins difficile à gérer quand on y a mis tout son cœur. Dans ces moments-là, le metteur en scène est souvent seul face à ses choix et ne peut pas se réfugier derrière quelqu’un d’autre, comme peut le faire un comédien.

Même si l’idée d’un métier plus stable peut parfois être attrayante, j’aime profondément ces deux métiers, et j’espère que la vie me donnera la chance de continuer à les exercer encore longtemps.

 

→ As-tu déjà joué à Deux mensonges et une vérité ? 

Non, non, non, trois fois non. Ça peut être drôle si on reste sur des propositions très simples, comme le fait Philippe au début de la pièce, mais je pense que c’est un jeu dangereux qui me ferait bien trop peur. Et puis, je ne pense vraiment pas avoir la force de Catherine pour tenir aussi longtemps sans craquer et dire la vérité. C’est un jeu qui me fait un peu penser à Action ou vérité, ou à cet ancien jeu télévisé : Les Amours. Je crois que nous avons tous nos secrets, mais est-il toujours indispensable de les révéler ? Je ne sais pas…

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

Durée du spectacle : 1h30 sans entracte 

Recommandation : dès 12 ans

Réserver la séance

Mar
05.05.26

 

Mer 06.05.26



20H15

Jeu
07.05.26



20H15

Ven 08.05.26



20H15

Sam 09.05.26



20H15

Dim 10.05.26

15H00

20H15

Mar
12.05.26

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Mer 13.05.26



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Jeu
14.05.26



20H15

Ven 15.05.26



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Sam 16.05.26

15H00​​​

20H15

Dim
17.05.26

15H00


Mar
19.05.26



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Mer
20.05.26



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Jeu
21.05.26



19H

Ven
22.05.26



20H15

Sam 23.05.26

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20H15

Dim
24.05.26

15H00


Mar
26.05.26



20H15

Mer
27.05.26



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Jeu
28.05.26



20H15

Ven
29.05.26



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Sam 30.05.26

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20H15

Dim
31.05.26

15H00